Les enchantements d’Ambremer de Pierre Pevel

des deux couvertures, il m’est difficile de savoir laquelle me plait le plus

J’ai rencontré les Enchantements d’Ambremer de la même façon que j’ai rencontré son auteur…  étrangement.

Lors d’une recherche pour dégoter une lecture autant stimulante qu’enchanteresse, je suis tombée au printemps dernier, par hasard, sur les Lames du Cardinal en intégrale chez Bragelonne. L’objet était beau et la 4e me faisait un gringue fou… les Trois mousquetaires avec des dragons… j’en avais rêvé… Pierre Pevel l’avait écrit!.

Parfaitement ensorcelée par la plume et l’imaginaire de Pierre Pevel, je me hâtais d’aller clamer haut et fort mon attachement à son oeuvre de fantaisie dix-septiémiste sur FB. Et de là, je saute le pas, et je vais visiter la page officielle de l’auteur pour suivre son actualité. A ma grande surprise, cette page n’est pas une page commerciale, mais un salon privé où l’on peut échanger avec l’auteur. M. Pevel et moi-même sympathisons alors et nous nous retrouvons à parler de notre amour pour l’histoire moderne, Paris et la littérature de la fin du XIXe et début du XXe. Je m’intéresse alors aux autres ouvrages commis par lui. Et me voilà, un jour, devant les Enchantements d’Ambremer.

Les Enchantements d’Ambremer c’est d’abord un pacte contracté entre l’auteur et le lecteur : le pacte de la suspension d’incrédulité. C’est un conte de fées raconté à des esprits mûrs.

Replongeons nous dans le Paris du siècle naissant et les merveilles dévoilées par l’exposition universelle. Admettons que d’autres mondes vivent à fleur de réalité, et, que ces mondes et le notre s’interpénètrent – laissant les créatures et les humains se côtoyer et vivre ensemble.

Notre héros Louis Griffont, mage du Cercle Cyan est chargé d’enquêter sur une suspicion de fraude magique dans un casino, par son gérant qui ne souhaite pas voir les gros sabots de la Police faire scandale dans sa bonne société. Parallèlement, Griffont se voit confier par une vieille amie une étrange requête : emprunter un livre rare à la bibliothèque royale d’Ambremer. Pendant ce temps là, Isabel de Saint-Gil, noble et élégante cambrioleuse d’envergure internationale, fuit la Russie pourchassée pour tenir en sa possession une correspondance et un objet pouvant créer un scandale diplomatique entre la France et la Russie. Petit à petit, ces trois évènements vont se juxtaposer jusqu’à laisser des cadavres, des amnésiques sur leur passage. Une vaste et obscure entreprise venue de l’Outre-Monde vient chercher un secret sur Terre sous le couvert d’un trafic d’objets magiques.

Il serait dommage d’être plus précise sur l’histoire, car beaucoup d’indices arrivent rapidement dès les premiers chapitres. Mais, comme Pierre Pevel nous le dit dans son prologue, ce roman (premier d’un diptyque) est l’occasion de nous plonger dans un univers polymorphe, construit de pièces de puzzles de références littéraires et historiques. C’est l’envie de faire se rencontrer les faeries, Arsène Lupin, les Brigades du Tigre, l’art nouveau, le Paris historique et contemporain.

La plume de Pevel est érudite, précise mais bien loin d’être sans âme. Elle révèle des scènes marquées de réalisme ou de vraisemblance. Les dialogues sont naturels et bien portés. Totalement habité par l’univers qu’il nous livre, il nous montre son humour, sa sensibilité dans la densité de ces personnages. Aucun d’eux n’est accessoire ou trop caricatural.

Un roman d’un équilibre saisissant !

Le temps d’apprendre les règles de ce monde, je me suis laissée envelopper par l’aura de Louis Griffont et attendrir par Isabel de Saint-Gil. Les amateurs de SteamPunk seront servis, tout dans cet univers pourra alimenter leur passion

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~ par Mo' sur 4 mars 2012.

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